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sept 27

La transat aérienne des Paricaraïbes, dernière étape

Solution de facilité que nous ne regrettons pas d’avoir choisi (du moins pour cette fois!), l’avion nous attendait pour ramener les terriens que nous étions redevenus vers l’hexagone, loin des plages de sable blanc.

Allez savoir pourquoi, même si nous avions nos billets depuis un an déjà, nous étions beaucoup moins en avance à l’aéroport que dans l’autre sens 😉

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Derniers à déposer nos bagages sur les tapis, nous avons même dû alléger 2 de nos lourds sacs pour qu’ils passent la toise des 23kg réglementaires. Il nous restait chacun 2 sacs de 12kg (les 2) en cabine, enfants compris, donc une bonne dizaine de sacs au moins! Les enfants ne portant que peu de charge, je vous laisse imaginer la caravane qui passa ce soir là les portiques de sécurité de l’aéroport Aimé Césaire. Nous avons rempli 15 bacs d’effets personnels, de sacs et de doudous pour les passer dans la machine à rayons X sous les yeux amusés des agents de sécurité. 10 mois de bagages…

Nos amis Claire, Miguel et leurs enfants nous ont accompagné jusqu’à la porte d’embarquement. Ils prennent notre dernière photo sur le sol Martiniquais avant l’envol. Etre accompagnés de la sorte nous permet également de penser à autre chose! Merci les amis!

 

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Comble du stress, dernier à passer le portique, j’ai même eu mon heure de « gloire « au micro de l’aéroport « dernier appel pour le passager Stéphane ..  » a destination de Paris. Il est vrai que l’hotesse avait relayé l’appel désespéré d’Anne qui m’attendait aux portes de l’avion, relativement excédée par le caractère précipité de notre départ… Acte manqué probablement… A ce moment on se met à rêver que l’avion soit empêché de partir par « un événement indépendant de notre volonté » et qu’on soit obligés de rester là… Mais le bateau est déjà derrière nous, probablement à son mouillage du port du Marin, l’aventure se termine ici.

Le trajet en avion passe relativement rapidement et si Baptiste sombre immédiatement, les filles résistent et occupent leur temps de cerveau devant tous les dessins animés du bord. Elles s’endorment alors que l’avion entame sa descente vers Paris…

Le résultat n’est pas bien frais à l’arrivée à Orly en attendant nos 115kg de bagages…

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Le trajet en taxi est presque irréel. Embrumés de la nuit passée dans l’avion, nous reprenons contact avec l’autoroute qui nous ramène à Paris. Les panneaux routiers et publicitaires se dressent le long de la route et leurs silhouettes fantomatiques fuient à grande vitesse, se noyant, comme nous replongeons dans la civilisation urbaine. Silence dans le taxi, un immense soupir intérieur… Nous sommes bel et bien revenus…

Quitter son appartement pour 1 an et y rentrer donne l’impression d’atterrir dans un lieu à la fois familier mais pour lequel la mémoire a commencé son oeuvre, transformant l’image précise en souvenir de plus en plus lointain, lissant certains détails. Retrouver son chez soi n’est pas désagréable mais nous avons vécu tellement de temps sur Ysun que le retour nous donne un peu l’impression de déménager. Chez nous, c’est encore un peu… ailleurs… pour le moment.

Heureusement, ces sentiments teintés d’amertume sont assez vite dissipés car mes parents nous ont fait la surprise en débarquant dans un appartement entièrement re-décoré aux couleurs de notre aventure. Le frigo est plein et les repas préparés pour 3 jours! De quoi adoucir ce retour dans l’hexagone!
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L’appartement, dans un état de rangement et de propreté parfaits à notre arrivée, se transforme en quelques minutes à peine en un chantier joyeusement désordonné à mesure que les sacs se vident et que les enfants redécouvrent leurs jouets.

Nous sommes partis avec un bébé de 2 ans et nous revenons avec un grand garçon de 3 ans qui ne met plus de couches que la nuit désormais. Nous considérons avec amusement dans sa chambre la table à langer et le lit à barreaux qui devront rapidement laisser leur place à un aménagement digne de notre petit moussaillon! Nous avons fait un vrai saut temporel de ce coté là!

Il nous restera quelques jours plutôt tranquilles pour remettre cette vie de terrien en route dans un Paris déserté par les Aoutiens, ce qui ne pouvait pas tomber mieux pour faciliter notre ré acclimatation. Au passage, nous apprécions aussi les dernières chaleurs de l’été hexagonal qui nous permettent aussi une transition moins brutale.

Pour le reste, le voyage et ses paysages fantastiques, ses moments passés en mer commencent déjà à rejoindre nos souvenirs. L’histoire d’une aventure, d’un projet familial l’histoire du pari que nous avions fait un jour. Pari qu’il était possible de faire une parenthèse dans nos vies et d’y donner du sens, de revenir sans trop de casse.

Même si nous refermons ce chapitre, nous garderons toujours en nous l’image de cet horizon que l’aube embrase alors que nous menons ce frêle esquif vers l’immensité pleine de promesses d’avenir. Sur mer ou sur terre, l’essentiel c’est d’oser!

 

1 comment

  1. iris

    BRAVO pour cette belle aventure que vous avez si bien su nous faire partager et vivre!…même distants de quelques milliers de kms! Bravo pour cette réussite.

    Grâce à vous, notre année aussi a été un peu plus ensoleillée, grâce à vos belles photos! Et nous avons pu découvrir une partie du monde sous votre regard; merci!

    Je vous embrasse!
    Iris

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