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jan 03

Il y a des jours où le cata… C’est la cata…

Nous avons donc passé Noel à Port Antonio et avions décidé de quitter ce petit port à l’Est de la Jamaïque dès que cela serait possible c’est à dire le 30 Décembre.

En effet, en Jamaïque, pour aller d’un port à l’autre, il faut faire une déclaration aux douanes et à l’immigration qui s’approche de la clearance que l’on doit normalement faire entre 2 pays différents! Cela oblige à attendre un jour de semaine, non férié, pour partir ou arriver dans un port Jamaïcain.

Nous partons donc au lever du jour de Port Antonio, naviguant pour la première fois avec un bateaucopain, les Cardabelle. Bernard et Eliette naviguent 6 mois par an sur leur magnifique Privilège 435, bateau qu’ils ont personnalisé et adapté à leurs navigations et dont la machine à laver fait beaucoup rêver ma capitaine en second!

Ce matin là c’était la première fois que nous partions avec un seul safran ou plus précisément avec la connaissance qu’il  nous en manquait un à l’appel. Nous étions déja un peu dans nos petits souliers guettant les signes éventuels de dysfonctionnement mais Ysun réagit bien et finalement il nous parait de plus en plus probable que le safran Tribord soit tombé il y a plus longtemps que nous ne l’imaginions.

7:00 Nous sortons du port par le chenal et avançons au moteur pendant 10 minutes lorsque je remarque que la baume oscille bizarrement sur son axe. Je m’approche du mât et je découvre que la vis qui relie la baume au mat par le vis de mulet est cassée!. Nous ne pouvons pas faire route à la voile avec cette avarie et je contacte immédiatement Cardabelle, partis un peu avant nous, pour leur expliquer notre situation et le demi tour que nous sommes obligés de faire vers Port Antonio..

Bernard, le capitaine de Cardabelle, en plus de son expérience en mécanique, a en stock une quantité de pièces, outils, vis de rechange et nous dit à la VHF qu’il a ce qu’il faut pour remplacer la vis défaillante!

Le temps de faire demi tour, de mouiller de nouveau à Port Antonio et quelques minutes plus tard,Bernard était à bord avec une tige filletée et 2 écrous. En à peine 10 minutes, la vis est remplacée et nous pouvons repartir.

9:00 nous nous remettons en route. La vis tient bon, nous pouvons hisser la grand voile mais le vent se fait attendre et nous devons mettre les moteurs. Je démarre le moteur tribord.

10:30, un bip strident retentit sur le tableau moteur, l’alarme température! Le moteur chauffe, il y a un problème de refroidissement. Je comprend tout de suite que nous venons de casser la 3ième courroie neuve sur le moteur Tribord.

Entre la courroie tribord et nous c’est une histoire compliquée… Voila 3 mois que nous sommes partis et systématiquement cette courroie éclate littéralement au bout de 10 ou 20h de moteur. Nous avions déja passé un bon moment à Curaçao pour réapprovisonner notre stock de courroies neuves et celle qui vient de nous lâcher a été usée en à peine 15j.

Nous allons donc faire notre navigation avec un seul safran et… un seul moteur. Le vent se lève vers 13h, ça tombe bien!

Le soir à l’escale à St Ann’s Bay où nous passons la nuit, je décide de mettre une courroie neuve pour disposer de mes 2 moteurs si nécessaire. Nous mettrons cette fois plus d’1h à installer la nouvelle courroie car cette fois la courroie rompue a eu la bonne idée de s’enrouler autour de l’axe de rotation de la pompe à eau de mer et de retourner une autre courroie plus petite qui met la pompe à eau de mer en mouvement et qui n’avait rien demandé à personne… Dommage collatéral.

Le lendemain, en route vers Montego  Bay, notre dernière escale jamaïcaine, à 12h, je décide de fêter notre première demi journée sans souci technique depuis plusieurs jours (eh oui ça s’arrose!). J’ouvre le frigo pour prendre un bière fraîche et… Je la repose aussitôt pour descendre au compresseur, comprendre pourquoi ce diable de frigo s’est arrêté…

Heureusement, en route, Cardabelle nous signale un banc de dauphins et nous équipons aussitot les enfants en harnais, gilets. Ils resteront plus de 15 minutes dans les étraves à jouer avec le bateau à quelques mètres de nous. Cela nous fait oublier instantanément nos ennuis techniques et nous savourons ce moment avec les enfants!

La vie en mer n’est pas un long fleuve tranquille, c’est aussi une aventure technique mais cette fois, notre bateaucopain Cardabelle nous a été d’un aide précieuse!

Bernard est venu à bord réfléchir sur mon problème de courroie et me donner une de ses courroies usagées, légèrement différente des miennes en espérant qu’elles tiennent mieux le choc!

La suite au prochain épisode!

3 comments

  1. Gallet Marielle

    De vrais capitaines courageux ! hauts les coeurs et que le vent soit favoravle à votre navigation cette fois ou plutôt que la technique ne vous joue plus de mauva

  2. Gallet Marielle

    De vrais capitaines courageux ! hauts les coeurs et que le vent soit favoravle à votre navigation cette fois ou plutôt que la technique ne vous joue plus de mauvais tours !Bises +++++